LOGEMENT – SANT É
UN TOURNANT DANS LA POLITIQUE DE LOGEMENT ET D’URBANISME
L’équipe municipale sortante a récemment validé pour la ville de Fontainebleau, un Plan Local d’Urbanisation intercommunal et un plan d’actions communales qui consistent en :
- Environnement et patrimoine : densification au-delà des normes nationales défigurant ainsi notre patrimoine architectural unique ; démolition injustifiée de maisons collectives avec jardins à La Plaine de la Chambre sur la base de DPE erronés au profit de HLM surdimensionnées avec pour conséquence une augmentation des loyers, un déplacement de personnes âgées et un paysage défiguré.
- Transports saturés/ Réseaux engorgés : La voirie (déjà bien usée) ainsi que la ligne R de la SNCF (les usagers en subissent déjà les conséquences) ne peuvent suivre une telle augmentation de population. De même, les réseaux d’écoulement des eaux existants ne supportent plus les surcharges et participent aux inondations que nous subissons lors des épisodes de fortes précipitations.
- Équilibre social : Hausse de 30% de logements sociaux (au-delà des 25% SRU, soit 675 logements prévus), modifiant la sociologie locale ; fermeture de la maison de retraite Lorraine (loyers modérés qui augmentent) au profit d’un foyer de 60 jeunes travailleurs – jeunes adultes en difficulté sociale du département de Seine-et-Marne - sans attache territoriale (géré par MGEL, lié au parti Horizon auquel appartient le député de la circonscription) ; inaction sur les logements vacants du centre-ville au profit des promoteurs d’HLM ; colivings sans régulation et nuisances non maîtrisées.
NOTRE VOLONTÉ
- Réviser le PLUi voté par la majorité municipale, réduire le taux de densification et le pourcentage de logements sociaux
- Geler tout projet nouveau de construction de logements HLM mais agir sur la vacance importante de logements notamment en centre-ville et répondre au besoin de logements de Type 2 et surtout de Type 3 d’où sont souvent exclues les classes moyennes.
- Accorder une priorité aux familles et aux travailleurs modestes du territoire dans l’attribution des logements sociaux.
- Assurer une véritable mixité sociale au quartier du Bréau par des opérations mixtes de logements locatifs intermédiaires et de logements en accession, doublées d’un projet économique et culturel d’envergure que nous envisageons à terme sur ce quartier à désenclaver.
- Intervenir auprès du préfet pour obtenir l’expulsion des délinquants récidivistes des logements sociaux dépendant de la commune
- Au-delà des simples promesses de la municipalité de contenir (enfin !) la prolifération des résidences louées en « coliving » , instituer une tolérance zéro sur les nuisances sonores en exigeant des propriétaires l’insertion et l’application de sanctions dans leurs règlements intérieurs.
Les Maisons de santé créées sont arrivées très vite à saturation
Bon nombre de Bellifontains ne trouvent pas à se faire soigner dans leur ville et de ce fait, les cabinets des communes limitrophes et les urgences de l’hôpital se trouvent saturés. Les mêmes difficultés se retrouvent dans d’autres communes de l’agglomération (urbaines et rurales). Ce problème dépasse évidemment le territoire et ne pourra pas être résolu à court terme, car il faut compter une bonne dizaine d’années pour espérer retrouver des professionnels de santé en nombre suffisant. Mais une réflexion au niveau intercommunal doit être menée, en vue de :
- Avec les élus communautaires, porter un projet de développement de maisons de santé pluridisciplinaires sur l’ensemble du territoire intercommunal s’appuyant sur un diagnostic de l’existant et des besoins.
- Encourager et adhérer au projet « Médibus » présenté tout récemment à Nemours par la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé (CPTS) sud Seine et Marne, offrant un centre de santé itinérant destiné à améliorer l’accès aux consultations et aux soins dans les zones en tension.
- Encourager un partenariat avec la nouvelle Faculté de Médecine de Melun pour favoriser l’implantation de généralistes et de spécialistes sur la commune, avec des aides à l’installation pour garantir que chaque médecin partant à la retraite ait un successeur.
- Renforcer le centre de soin palliatif de Fontainebleau en :
- Instituant au sein du CCAS une cellule visant à soutenir et développer le réseau des aidants professionnels et non professionnels œuvrant dans le centre.
- Soutenant les initiatives locales favorisant les soins palliatifs et donc le respect de la vie (faire émerger par la réserve citoyenne et les Conseils de quartier des groupes de bénévoles qui apportent soutien aux aidants familiaux, par exemple).
Nous sommes en effet fermement opposés au projet de loi sur l’euthanasie si ardemment défendu non seulement par notre député et candidat aux municipales sur la liste menée par le maire sortant, mais aussi par les mutuelles de santé dont on peut supposer qu’elles préfèreront financer l’euthanasie au détriment du développement des soins palliatifs respectueux de la fin de vie des personnes, sans compter les restrictions budgétaires prévues pour le financement de la Sécurité Sociale.
